• L’AOC :
Au sud de Condrieu, les vignes sont encore bien présentes sur la rive droite du Rhône. Mais il faudra se rendre au prochain débarcadère, à Tournon pour renouer avec la tradition de grands vins de la Vallée du Rhône. Comme à Condrieu, le gué de Tournon est indissociable du vin. Victor Hugo, dans La Légende des Siècles, est catégorique :
« Ce vin qu’aimait le grand Pompée
Et que Tournon récolte au flanc de son vieux mont ».
C’est ainsi que le « vin de Tournon » a bel et bien existé. Au Moyen-Âge, les seigneurs de Tournon avaient réussi à posséder aussi le débarcadère de Tain l’Hermitage. Le « vin de Tournon » regroupait donc à la fois l’hermitage produit sur la rive gauche du Rhône, le saint-joseph produit sur la rive droite et peut-être même le cornas. La politique mit fin à cette ambigüité, quand le Rhône servit de frontière entre le Royaume et l’Empire. À la fin du Moyen-Âge, le « vin de Tournon » se divisa en deux vignobles : l’hermitage rive gauche et rive droite le « vin de Mauves » qui devint au XVIIème siècle le saint-joseph. Quant au vin de Cornas, si la petite histoire le classe parmi les vins préférés de Charlemagne, c’est véritablement au XVIIème siècle que sa renommée débuta réellement. Il faut noter, malgré les guerres au fil des siècles, son exploitation régulière sur les pentes abruptes et granitiques exposées plein Sud. Au XIXème siècle, avant le phylloxéra, le cornas atteignait la même cote que le châteauneuf-du-pape. Cornas est devenue AOC locale en 1938.
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