• L’AOC :
Après l’occupation romaine, les pouvoirs de l’Évêque-Comte de Die s’étendirent jusqu’à la ville de Valence. On lui doit notamment une université qui fonctionna jusqu’en 1790. Les prélats étaient amis du vin, tout comme les intellectuels, professeurs et étudiants. Nul doute que la qualité des vins fut encouragée par ces bons vivants. L’Évêque-Comte de Die réclama des vins puissants, à l’image de son importance. Mais nulle explication pour les vins blancs produits à l’extrémité ouest de son diocèse, à Saint-Péray. Le village a donné son nom au cru puis devint « Péray vin blanc » à la Révolution. En 1825, Alexandre Faure, négociant à Saint-Péray, fit venir un caviste champenois et lui demanda d’élaborer un mousseux. Le premier bouchon de vin mousseux de Saint-Péray sauta en 1829, au pied du Château de Crussol, qui surplombait à pic le vignoble. Ce fut une période de gloire pour le saint-péray. On célébra le vin mousseux en France comme en Europe. Lamartine, Guy de Maupassant, la Reine Victoria, Richard Wagner, Baudelaire, le Pape Pie VII : tous en firent l’éloge. Mais le saint-péray, touché par le phylloxéra, tomba en désuétude. En 1936, Saint-Péray et Saint-Péray mousseux figurent parmi les premières AOC françaises.
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